Interview de Maxime Gillio, auteur dans la collection « Osez 20 histoires de Première fois »

Maxime Gillio a fait son entrée dans la petite famille des auteurs de la collection Osez 20 histoires avec « La première fois où j’ai baisé une militante UMP », une nouvelle aussi drôle que mouillante (ou bandante, selon les points de vue), publiée dans le recueil Osez 20 histoires de première fois, en librairie depuis la semaine passée. Il récidivera dès novembre dans le recueil Osez 20 histoires de fellation avec une nouvelle écrite dans un registre très différent, mais tout aussi réussie. Désireuse de savoir qui se cachait derrière cet auteur, dont on entendra à mon avis parler bien au delà de notre collection de nouvelles, je lui ai posé quelques questions…

(photo copyright Peggy Halas)

Comment en êtes-vous venu à présenter une nouvelle érotique à la Musardine pour la collection « Osez 20 histoires »?

Je connaissais bien sûr les éditions de La Musardine, et ai toujours apprécié les textes érotiques, notamment ceux moins connus des auteurs « classiques » de la littérature.
Grâce à Facebook qui m’a offert l’opportunité d’entrer en contact avec la douce Elise, j’ai proposé mes services.
Je suis en effet auteur de romans policiers, et outre que je trouve très excitant d’écrire une nouvelle érotique et de la partager en me disant que, peut-être, elle séduira des lecteurs ou des lectrices, la contrainte « formelle » de l’exercice me plaisait également : texte court, concis, se voulant excitant… Bref, expérience à la fois jouissive sur le fond et sur la forme.

La « contrainte formelle » est-elle également une source de plaisir dans votre sexualité, ou seulement quand vous écrivez?

Le point commun entre l’écriture et ma sexualité est qu’elles sont toutes les deux des assouvissements. Mais c’est sans doute le seul. Je ne suis pas non plus hypocrite : quand j’écris, c’est pour les autres, quand je baise, c’est pour moi.
En réalité, lorsque j’écris, j’essaie toujours de me maîtriser, de mettre la bride, de rechercher ce qui sera le plus efficace chez le lecteur. Bref, je suis sous contrôle. A contrario, ce que je recherche dans l’acte sexuel, c’est l’abandon le plus complet, c’est perdre le contrôle.

Vous qui officiez dans ces deux registres, voyez vous des points communs entre le polar et la littérature érotique?

Qu’on sente une certaine tension chez les personnages ? 😉
Blague à part, je ne vois pas, a priori, de grandes similitudes. Bien sûr, dans la construction d’un roman policier comme d’un texte érotique, il faut qu’il y ait une montée en puissance, un climax, mais à part ça…
En plus, un texte policier peut être écrit sur des centaines de pages, certaines enquêtes sont très longues. Pour le texte érotique, je pense au contraire qu’il doit être court, nerveux, sans trop de digressions. L’acte sexuel – qu’on le regrette ou non – est relativement court. Une scène de cul sur des dizaines de pages ne serait pas cohérent.

A part le policier et l’érotisme, écrivez-vous dans d’autres registres? Ou « hors registres »? Ou avez-vous besoin de la contrainte d’un genre pour écrire?

A part quelques études ou critiques ici ou là, pour l’instant, je me cantonne au polar et à l’érotique. Mais c’est surtout, je pense, parce que je n’ai encore jamais rencontré le sujet qui me donnera envie d’écrire autre chose. Le jour où il y aura cette rencontre, je m’essaierai volontiers à un autre genre.
Et puis le polar ou l’érotisme étant les deux seules activités que je pratique la nuit…

Ce contenu a été publié dans La vie de la collection, avec comme mot(s)-clé(s) , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

4 réponses à Interview de Maxime Gillio, auteur dans la collection « Osez 20 histoires de Première fois »

  1. Dahlia dit :

     » Il récidivera dès février dans le recueil Osez 20 histoires de fellation avec une nouvelle écrite dans un registre très différent »

    Heu d’après une des dernières newslettter de La Musardine le recueil est prévu pour le 18 novembre… Ca a changé?

  2. Elise dit :

    Non non, c’est moi qui me suis trompée! Février, c’est chasse à l’homme… Hop là, sitôt dit, sitôt corrigé.

  3. Dahlia dit :

    Ok 🙂

    Alors j’ai hâte de lire la nouvelle de Maxime sur la militante UMP pour savoir si elle est conforme aux études statistiques qui disent que toutes les militantes de droite sont blondes 😀

  4. Maxime dit :

    Ah non, la mienne est brune ! 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *