Pour la sexualité des seniors!

J’ai reçu dans ma boite Facebook ce mail pour le moins ahurissant, qui mérite à mon avis une réponse publique. Pour la cause.

« Bonjour ! Voilà plusieurs semaine que je lis votre blog et je ne m’étais encore jamais manifesté bien que nous soyons « amis Facebook » (et ce mèl m’est l’occasion de vous remercier de l’avoir accepté). Je m’intéresse depuis date à la littérature érotique et bien que n’étant pas un écrivain, j’ai déjà commis plusieurs textes dans ce domaine. Je serais très intéressé par reprendre le flambeau sur lse thèmes Soumission et domination et Entre filles, mais je suis un vieux monsieur de soixante-dix ans et je me disais que cela poserait peut-être problème ? Votre maison d’édition La Musardine est-elle ouverte à tous les âges ? Vous l’ignorez peut-être, mais la libido ne s’arrête pas quand commence l’âge de la retraite ! (…) »

Cher monsieur,

Quand j’écris je ne sais plus où sur les pages de ce blog que « la collection est ouverte à tous », « tous » est à prendre au sens le plus exhaustif du terme, incluant les gens de soixante-dix ans, voire plus. Je trouve cette question d’autant plus bizarre que pour le coup, nombre d’auteurs « d’un certain âge », hommes comme femmes, ne se privent pas de nous envoyer des textes, que nous ne nous privons pas plus de publier. Notre seul critère de sélection est la qualité des nouvelles que nous recevons. Peu importe qu’elles soient écrites par des vieux, des gros, des moches ou autres personnes qui s’estiment exclues (à tort) du marché de la séduction. Et je voudrais ajouter ceci : de même que je lis volontiers des textes écrits par des mains matures, je puis goûter à l’occasion aux joies du sexe avec un homme qui a vécu, certains compensant avantageusement la vieillesse du corps par d’autres atouts intéressants… Et en écrivant ça, je suis à peu près sûre de m’attirer tous les vieux libidineux qui trainent sur le web, mais peu importe, je prends le risque, car j’estime que c’est un beau combat. Au sujet duquel je tiens d’ailleurs à signaler qu’il ne concerne pas que les hommes, mais aussi les femmes, pour lesquelles il est encore plus difficile d’assumer une sexualité passée l’âge de la ménopause. Pour ma part, à l’instar de Rosemonde Pujol, qui nous a quitté l’année dernière, je suis bien résolue à jouir jusqu’à ce que mon clitoris me le permette, c’est-à-dire, au contraire de ma matrice, jusqu’à la mort!

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