Clarissa Rivière

(Paris)

Clarissa 3

Quand je n’écris pas de la littérature érotique… Après plusieurs années enchaînée dans le service marketing d’une grande entreprise, à ramer sous les coups de fouet et au son des tambours, j’ai enfin pris le large ! J’ai la chance à présent d’être en congé sabbatique pour une durée indéterminée et de pouvoir m’adonner à mes passions en toute liberté : lecture, cinéma, expos, sorties en tous genres… les tentations sont nombreuses !

Ce que m’apporte l’écriture érotique… J’ai d’abord écrit pour mon homme, pour le provoquer, l’émoustiller, l’interpeller… J’écris avant tout pour m’amuser, des histoires joyeuses et légères. J’aime que l’on me donne un thème, un nombre de signes… plein de contraintes, et imaginer dans ce cadre imposé des scénarios plus incongrus les uns que les autres… Ecrire me permet de compenser mes pires fantasmes aussi, et d’en éprouver un certain soulagement, une sorte de satisfaction qui me retient de passer à l’acte, qui sait ! Je me défoule dans un récit ou dans un billet sur mon blog, et je reste sage dans la « vraie » vie. Ou presque…

Mon tout premier souvenir érotique… Lors d’une sortie scolaire en forêt, en primaire, une petit groupe d’enfant a « échappé à la vigilance » de la maîtresse. Un garçon, le plus déluré de la classe, et plusieurs petites filles, dont moi. Nous avons couru à perdre haleine, jusqu’à ne plus entendre les autres et ensuite le garçon nous a exposé son plan : à tour de rôle, nous allions descendre notre culotte et le laisser regarder. De près. En échange, il proposait de se montrer lui aussi. Nous avons toutes obtempérées, curieuses, et ne voulant pas nous « dégonfler ». Je me souviens encore de l’humiliation, mais aussi du trouble ressenti en voyant les autres filles s’exhiber pendant qu’il les regardait tranquillement, un peu goguenard, et que mon tour approchait. Mais c’était un coquin, il n’a pas tenu sa promesse. Il nous a montré seulement ses fesses et a décampé à toute vitesse en rigolant. Moi, la fille unique, qui allait enfin voir un « zizi » pour de vrai, quelle frustration ! On lui a couru après pour le forcer à se retourner. Et là, je me souviens de la déception ressentie. Quoi ! Tout ça pour « ça » !

Mon texte érotique préféré… Le premier que j’ai lu. Histoire d’O, de Pauline Réage. Un choc terrible, je m’en souviens encore. J’ai beaucoup souffert, sans réussir à stopper ma lecture un instant. Le récit d’un don de soi absolu, dans une écriture pure, magnifique, décrivant pourtant les sévices les plus insupportables. Je l’ai lu d’une traite, bien trop jeune, suite à une fouille en règle de la bibliothèque familiale (je me souviens ne pas comprendre le mot Sodomie, sans prendre la peine de le chercher dans le dictionnaire. J’avais déjà bien assez mal comme ça). Il m’a remuée profondément, même s’il est très éloigné de ce que j’aime écrire, et vivre bien sûr.

Ma citation fétiche… « Les hommes qui disent qu’il existe des femmes frigides sont de mauvaises langues » (Sacha Guitry)

Retrouvez Clarissa Rivière sur son blog ou dans une de ses nouvelles parues dans la collection Osez 20 histoires:
La neige et le feu, dans Osez 20 histoires de sexe aux sports d’hiver (2014)
Jalousie féroce, dans Osez 20 histoires de punitions sexuelles (2014)
Désert, dans Osez 20 histoires de sexe torride (2014)
Premier amour, dans Osez 20 histoires de sexe en 2050 (2014)
A grande vitesse, dans Osez 20 histoires de sexe partout sauf dans un lit (2014) Recrutement et Noël en famille, dans Osez 20 nouvelles histoires érotiques de Noël (2013)
Le bal des pompiers et Vente des calendriers, dans Osez 20 histoires de sexe avec des pompiers (2013)
Souffrir pour être belle et Passage à l’acte, dans Osez 20 histoires de sexe entre filles (2013)
Jeux de rôles, dans Osez 20 histoires de voyeurs et d’exhibitionnistes (2013)
Imprévu, dans Osez 20 histoires d’amour et de sexe (2013)
Intrusion, dans Osez 20 histoires érotiques dans un train (2012)

Clarissa Rivière a également signé des nouvelles érotiques dans des recueils numériques parus aux éditions L’ivre-Book, Dominique Leroy et Edilivre.

3 réponses à Clarissa Rivière

  1. Le Matou libertin dit :

    Un bel aveu ! J’ai lu « A grande vitesse » récemment, « Le bal des pompiers » et « Vente de calendriers » il y a quelques temps… Cela m’a bien émoustillé !!!
    Quant à « Histoire d’O », cela m’a également laissé un souvenir impérissable !
    Je viens de proposer une histoire de punition…. pour le prochain  » Osez … « 

  2. Denis dit :

    Très intime, un vrai Moleskine ouvert ;)

  3. Elisa dit :

    Je suis adepte j’aime la douceur de ses mots

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